Tous les moyens sont bons pour rejoindre son public-cible et exercer sur lui son autorité. Même celui de confier à une importante firme de relations publiques le mandat de démolir la crédibilité de son compétiteur.
L'initiative de propagande anti-google menée par le géant du réseautage Facebook a généré des réactions d'indignation après que l'agence de relations publiques américaine Burson-Marsteller eût demandé à l'influent chroniqueur et chercheur en cybersécurité Chris Soghoian de rédiger sur son blogue des articles discréditant le groupe Google pour la sécurité des données personnelles des millions d'utilisateurs de sa nouvelle plate-forme sociale Gmail Social Circle et d'encourager les journalistes à enquêter en ce sens dans le but d'influencer négativement l'opinion publique.
Or, plutôt que de répondre à la requête de la firme de RP, le blogueur a publié sur son site les mails de l'agence témoignant de la pas très nette demande. C'est un chroniqueur du Daily Beast, Dan Lyons, qui a récupéré et médiatisé l'affaire, qui a rapidement nécessité des justifications (hum hum) de la part de Facebook.
Dans cette histoire, l'odieux de la chose c'est que pour une question de compétition de niche entre deux entreprises, on a entrepris d'user de propagande en se servant de la crédibilité d'acteurs web pour dénigrer l'adversaire. Honte également à la réputée firme de RP qui n'a pas reculé devant la manoeuvre, désirant répondre à la demande malhonnête de son client.
Utiliser cette stratégie, courante dans le milieu des relations publiques, demeure politically correct tant qu'elle consiste à faire promouvoir par des influenceurs-clés un produit ou un service en toute liberté d'opinion et surtout plutôt qu'à démollir l'essor de l'intiative d'un compétiteur par une campagne de salissage déguisée en opinions libres.
Blogue sans prétention dédié à un cours de deuxième cycle sur le web social. Bienvenue !
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jeudi 2 juin 2011
Influence, propagande et opinion publique
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Propagation virale, jeunes et politique
Et si l'engagement citoyen des jeunes venait, avec l'avènement du web social, de prendre une nouvelle forme? C'est ce que suggèrent les résultats d'une enquête menée par le CEFRIO .
Nous entendons régulièrement parler du désengagement des jeunes (18-24 ans) vis à vis des questions civiques et politiques. Or, l'enquête du CEFRIO révèle que la génération dite "C" a aussi des préoccupations à certaines causes sociales, politiques et environnementales mais qu'elle les manifeste simplement d'une manière différente, en utilisant davantage les médias sociaux. Cet engagement citoyen se traduit, en outre, par la propagation virale de vidéos (par exemple durant la dernière campagne électorale fédérale, une vidéo de Stephen Harper chantant Imagine en jouant au piano avec une jeune chanteuse de l'ouest canadien a circulé intensément sur les réseaux sociaux pour faire de la pression auprès de Yoko Ono pour demander des excuses à monsieur Harper), de sensibilisation à des causes, à la signature de pétitions en ligne (par exemple la pétition demandant la démission de Jean Charest a circulé très activement sur les réseaux sociaux) ou à l'adhésion à des groupes de pression (comme le "non aux gaz de schiste"), l'usage du web pour vérifier la provenance de différents produits de consommation, etc.
Peut-être les stratèges politiques devraient-ils repenser leurs plans de communication pour y intégrer davantage les médias sociaux? C'est la stratégie qu'a utilisé le parti Québec Solidaire pour entrer en contact avec les électeurs aux deux dernières élections provinciales, n'ayant pas obtenu place au débat des chefs opposant ses adversaires politiques pour présenter et faire valoir ses idées.
Luc Dupont, professeur de communication à l'université d'Ottawa et chercheur-associé au CEFRIO, propose 10 raisons d'utiliser les médias sociaux en campagne électorale. Entre autres raisons, il souligne que c'est principalement de cette manière que la gent politique réussira à prendre le pouls des préoccupations des jeunes (qui constituent un important pourcentage des internautes) électeurs mais également (et surtout !) à les rejoindre.
Nous entendons régulièrement parler du désengagement des jeunes (18-24 ans) vis à vis des questions civiques et politiques. Or, l'enquête du CEFRIO révèle que la génération dite "C" a aussi des préoccupations à certaines causes sociales, politiques et environnementales mais qu'elle les manifeste simplement d'une manière différente, en utilisant davantage les médias sociaux. Cet engagement citoyen se traduit, en outre, par la propagation virale de vidéos (par exemple durant la dernière campagne électorale fédérale, une vidéo de Stephen Harper chantant Imagine en jouant au piano avec une jeune chanteuse de l'ouest canadien a circulé intensément sur les réseaux sociaux pour faire de la pression auprès de Yoko Ono pour demander des excuses à monsieur Harper), de sensibilisation à des causes, à la signature de pétitions en ligne (par exemple la pétition demandant la démission de Jean Charest a circulé très activement sur les réseaux sociaux) ou à l'adhésion à des groupes de pression (comme le "non aux gaz de schiste"), l'usage du web pour vérifier la provenance de différents produits de consommation, etc.
Peut-être les stratèges politiques devraient-ils repenser leurs plans de communication pour y intégrer davantage les médias sociaux? C'est la stratégie qu'a utilisé le parti Québec Solidaire pour entrer en contact avec les électeurs aux deux dernières élections provinciales, n'ayant pas obtenu place au débat des chefs opposant ses adversaires politiques pour présenter et faire valoir ses idées.
Luc Dupont, professeur de communication à l'université d'Ottawa et chercheur-associé au CEFRIO, propose 10 raisons d'utiliser les médias sociaux en campagne électorale. Entre autres raisons, il souligne que c'est principalement de cette manière que la gent politique réussira à prendre le pouls des préoccupations des jeunes (qui constituent un important pourcentage des internautes) électeurs mais également (et surtout !) à les rejoindre.
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